L’université à l’épreuve de la désinformation

Date :  du 05-11-2026 au 06-11-2026

Appel à communications ouvert jusqu’au :  24-05-2026

Lieu :  Nantes

Modalité :  présentiel

Organisation :  Nantes université

Programme :

[AAC complet disponible en ligne]

Le colloque international de 2026 consacré au rôle de l’Université face à la désinformation scientifique s’inscrit dans la continuité des deux précédents colloques organisés par la mission « Démocratie universitaire » de Nantes Université et ses partenaires. Tandis que l’édition 2025 portait sur la liberté académique dans la démocratie universitaire, l’édition 2026 prolonge ces réflexions en s’appuyant notamment sur les recommandations formulées par le Conseil de l’Europe dans le cadre de son projet Liberté académique en action, qui affirme l’ambition de « protéger et promouvoir les valeurs de la liberté académique, en veillant à ce que l’enseignement supérieur demeure un bastion de la démocratie et de la pensée critique ». Dans cette perspective, la mission des universités ne se limite plus à produire et transmettre des savoirs : elle s’étend à l’apprentissage, pour les personnels comme pour les étudiants, de compétences critiques permettant d’évaluer la validité des argumentations et des informations.

L’actualité de ces enjeux est particulièrement marquée. En 2016, le dictionnaire Oxford désigne le terme post-vérité comme « mot de l’année ». Cet adjectif renvoie à des situations dans lesquelles « les faits objectifs exercent moins d’influence sur l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux convictions personnelles ». L’année suivante, en 2017, dans le contexte du Brexit et de l’élection de Donald Trump, le dictionnaire Collins distingue à son tour l’expression fake news. En 2024, cinq ans après le début de la pandémie de Covid-19, le Forum économique mondial a classé la désinformation au rang de risque mondial le plus important, la jugeant plus grave et plus urgente encore que le changement climatique.

Ces choix lexicaux prennent appui sur une série d’événements concrets au cours desquels la parole scientifique et experte a été publiquement contestée, relativisée ou disqualifiée. Les positions climatosceptiques adoptées par le président de la première puissance économique mondiale, les controverses liées à la gestion politique de la pandémie de Covid-19, ainsi que les restrictions budgétaires ciblées dans la recherche médicale ont constitué autant de moments où les savoirs scientifiques ont été accusés d’être erronés, idéologiques ou instrumentalisés par les pouvoirs politiques et économiques.

Dans ce contexte, l’université pourrait apparaître comme un lieu où le souci du « vrai » demeure préservé. En tant qu’institution historiquement chargée de la production et de la diffusion des savoirs, elle dispose d’une légitimité particulière pour intervenir dans les débats contemporains relatifs à la désinformation. Cette position est toutefois aujourd’hui fragilisée : l’université est attaquée par certains régimes ou courants politiques qui la présentent comme une institution gangrenée par l’idéologie, tandis que sa légitimité même à intervenir dans l’espace public est de plus en plus contestée ou concurrencée.

Axe 1 – « L’université comme lieu de production de savoirs : la bataille de la vérité

Axe 2 – L’université comme lieu d’enseignement : le défi de la désinformation

Axe 3 : L’université comme lieu de l’expérimentation réflexive ?

URL :https://www.univ-nantes.fr/…/appel-a-communications-colloque-mission-democratie-universitaire-2026-1

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