Appel à articles « Les formes renouvelées de la gestionnarisation de la vie privée : vers un new private management ? »

Les formes renouvelées de la gestionnarisation de la vie privée : vers un new private management ?

Dossier coordonné par Olivia Chambard (Centre Pierre Naville, Université d’Evry Paris- Saclay et CEET) et Francis Sanseigne (Centre Max Weber, ENS de Lyon)

De nombreux travaux ont souligné la montée en puissance des catégories de pensée et des pratiques associées à la gestion. Souvent adossées à une analyse des reconfigurations du capitalisme contemporain dans lequel chacun serait sommé de « devenir un entrepreneur de lui- même » (Foucault, 2004 : 232), ces recherches ont étudié l’extension de la raison néolibérale (Dardot et Laval, 2010) et de « l’esprit gestionnaire » (Ogien, 2005) non seulement dans l’univers de l’entreprise, mais aussi dans le secteur public (e.g. Belorgey, 2010 ; Bruno, 2008) ou associatif (e.g. Cottin-Marx et al., 2023 ; Hély et Simonet, 2023) à travers la diffusion du « nouveau management public » (Bezès, 2009). Selon Valérie Boussard (2008), le logos gestionnaire se caractérise par au moins trois éléments : 1) la recherche de la maîtrise i.e. la maîtrise et le contrôle du fonctionnement de l’organisation comme enjeu de la gestion ; 2) celle de la performance érigée en objectif central ; 3) la rationalité comme outil fondé sur l’utilisation de la science et du calcul. Dit autrement, la gestionnarisation pourrait être décrite comme une pratique systématique de la quantification et de la commensurabilité des biens, des pratiques et des personnes, visant un accroissement de la maîtrise et de la performance au niveau collectif et/ou individuel.

Si on a pu dresser de longue date un réquisitoire contre une société « malade de la gestion » (de Gaulejac, 2005 ; voir aussi Benedetto-Meyer,Maugeri et Metzger, 2011, Chiapello et Gilbert, 2013 et plus largement les travaux conduits au sein du réseau thématique « Sociologie de la gestion » de l’Association française de sociologie) ou réactualiser l’idée wébérienne de « rationalisation » à l’œuvre dans différents domaines (Bezès et al., 2021), rares sont toutefois les travaux à avoir examiné de près les effets et les modalités de la gestionnarisation de la vie privée. Tel sera l’objectif de ce dossier. L’expression « vie privée » est polysémique (Schwartz, 1990 : 30) : elle peut aussi bien désigner ce qui s’oppose au public (l’intime, le secret, le protégé), que le domaine des avoirs et de la possession, ou encore un lieu d’autonomie dans lequel s’exprimerait un libre rapport à soi. Ses contours ont varié au fil du temps (Ariès et Duby, 1999), notamment en fonction du système d’interdépendances dans lequel les individus sont pris (Elias 2003a ; Elias, 2003b). Par vie privée, on entendra dans la suite l’ensemble des temps sociaux et des univers de pratiques situés hors du travail marchand (c’est-à-dire en tant que marchandise rémunérée). Cette définition correspond à celle qui prévaut dans une société hautement différenciée et fonctionnellement spécialisée, marquée, d’une part, par un puissant mouvement de salarisation qui a conduit à la dissolution de la communauté domestique comme site principal de production et de reproduction des moyens d’existence pour les individus ; et, d’autre part, par une redéfinition des frontières entre le privé et le public où l’univers du travail marchand se distingue de celui de la famille, des loisirs, des amis etc., lesquels subissent de leur côté une forme de privatisation et apparaissent pour partie comme « une zone d’immunité offerte au repli, à la retraite » (Duby, 1999 : 8).

Ce dossier interrogera les formes de gestionnarisation dont cette « zone d’immunité » peut faire l’objet. Pour cela, il propose d’explorer aussi bien la famille, que les relations amicales ou amoureuses, les activités de loisir, ou encore les activités dédiées à la reproduction de la vie (procréation, éducation, alimentation, santé en général). Si certaines fonctions prises en charge par la famille ont été déléguées de longue date à des institutions (école, système de soins, justice, etc.), en particulier à la faveur de l’édification de l’État social, leur déstabilisation depuis une quarantaine d’années sous l’effet de la logique néolibérale ne peut en retour être sans conséquence sur la conduite de la vie privée elle-même. En décrivant les modalités par lesquelles la vie privée se gestionnarise, on abordera ce processus comme une forme de « systématisation éthique » marquée par « une orientation méthodique et rationnelle de la conduite de vie dans son ensemble » (Weber, 2006 : 322-323). En outre, on se demandera si la colonisation de la vie privée par le principe gestionnaire n’est pas la manifestation d’un rapport social fondamental, dont la gestionnarisation constituerait le « noyau d’intelligibilité » (Testart, 2021), à l’œuvre dans différents domaines selon un principe d’isomorphisme (Lahire, 2023). Ce noyau d’intelligibilité renverrait à un type particulier de société marquée par l’extension des conditions de la logique marchande à l’ensemble des dimensions de l’existence. 

Pour autant, la calculabilité, la prévision, la recherche de maîtrise ne sont pas l’apanage du néolibéralisme ni même du capitalisme ; elles ne commencent nulle part, à l’instar de l’individualisme (Durkheim, 1998 : 146), parce qu’elles sont une des conditions même de la survie pour le vivant (Lahire, Flandrin, Sanseigne, 2025). Comme l’observait Elias : « il est certain que les hommes ont de tout temps connu la régulation et le refoulement social et une certaine prévision » (Elias, 2003b : 245). On en trouverait de nombreuses manifestations dans les sociétés dites précapitalistes ou primitives en observant certaines stratégies matrimoniales, certaines formes de gestion des ressources environnementales, certaines règles de comptabilité des morts dans le cadre d’affrontements collectifs, ou encore certaines pratiques de dépenses ostentatoires etc. Si une certaine calculabilité pratique (Dufy et Weber, 2023) et une forme de planification des activités à des fins de maîtrise peuvent faire office d’invariants, l’objectif du dossier est de saisir le principe de leur variation à l’échelle de la vie privée dans le cadre actuel d’un approfondissement du néolibéralisme et d’une montée en puissance d’un nouveau type d’ instrumentation numérique. On considérera que les traits particuliers de cette configuration s’expliquent par trois éléments : l’existence d’un certain type 1) d’institutions ; 2) d’instruments ; et 3) de dispositions. C’est leur combinaison qui permet la constitution d’un « cosmos » (Weber, 2006) particulier : le cosmos gestionnaire de la vie privée. 

Les articles prendront en charge un ou plusieurs de ces éléments en se montrant particulièrement attentif aux variations de classe, d’âge et de genre – l’enjeu de la division sexuée des tâches est central dès lors qu’il est question de la prise en charge de l’univers domestique –, et à leur articulation. Cela conduira à éclairer les conditions de félicité de la gestionnarisation de la vie privée ou, a contrario, les « échecs » ou les résistances que celle-ci peut rencontrer. L’enjeu sera également d’analyser les manières dont la mobilisation de pratiques et de représentations propres au cosmos gestionnaire de la vie privée alimente des formes de domination matérielles, économiques et symboliques, tant la recherche de maîtrise de soi et de la performance tendent à fonctionner comme des « affirmations du droit à la maîtrise des autres » (Bourdieu, 1989 : 154). Pour éclairer ces différents aspects, le dossier entend faire dialoguer différents domaines des sciences sociales qui s’intéressent aux sciences et techniques, à la quantification, au travail, à la famille, à l’économie, à la gestion etc. et qui restent encore trop étanches les uns aux autres.

Axe 1. Les institutions

La gestionnarisation de la vie privée a pour première condition de possibilité une réalité institutionnelle. Cette réalité renvoie à un ensemble d’organisations et d’agents, soutenus dans certains cas par un cadre juridique favorable comme l’auto-entrepreneuriat (Abdelnour, 2017) ou certains dispositifs d’incitation fiscale (e.g. chèque emploi service), qui contribuent à produire une offre de biens de gestionnarisation de la vie privée assimilable à un ou plusieurs marchés de « biens de salut » (Weber, 1996) domestiques et laïcisés1 pour la conduite de vie autour des principes de maîtrise, de commensurabilité et de performance. Cette offre rencontre et transforme tout à la fois l’horizon d’attentes des personnes qui y recourent. Elle est portée par un ensemble de professions et de structures plus ou moins nouvelles qui ne sont pas toujours appréhendées par la sociologie comme ressortissant à une même logique et à un même univers : wedding ou traveler planners, coachs en tous genres (e.g. dans le sport, l’alimentation, le développement personnel, l’accompagnement éducatif (Oller, 2020)), agences proposant de la garde d’enfants (Malarmey, 2023) et plus généralement des formes de service à la personne, ou encore conseillers en patrimoine ou en optimisation fiscale (Herlin-Giret, 2019), etc.

Les articles qui s’inscriront dans cet axe pourront s’intéresser à la genèse et au fonctionnement de ce(s) marché(s), en proposant notamment une analyse des individus et des organisations qui y sont impliqués et les manières dont ils ou elles prétendent construire une offre censée répondre à ce qu’ils ou elles identifient comme une demande en gestionnarisation de la vie privée. Les articles pourront également prendre pour objet la relation qui s’établit entre ces porteurs d’offre et les demandeurs qui recourent à leur service : qui sont ces derniers ? quelles sont leurs attentes ? quel est le processus qui les conduit à entrer en rapport avec ces porteurs d’offre ? comment la prestation est-elle négociée et quel genre de tensions peuvent apparaître ? quels sont les effets réels observables engendrés par l’offre de gestionnarisation de vie privée.

1 Comme l’observe toutefois Weber : « les divers biens de salut promis et proposés par les religions ne doivent nullement être considérés par le chercheur empirique comme se rapportant seulement ou même prioritairement à l’« au-delà ». Sans compter le fait qu’un au-delà comme siège de certaines promesses n’est pas propre à toutes les religions, y compris les religions mondiales. À l’exception, pour partie seulement, du christianisme et d’un nombre réduit d’autres confessions spécifiquement ascétiques, les biens de salut proposés par toutes les religions, primitives ou civilisés, prophétiques ou non, se rapportent d’abord très lourdement à ce monde-ci : santé, longue vie, richesse (…) Sur le plan psychologique, celui qui recherchait le salut était bien plutôt concerné d’abord par un habitus du présent dans ce monde-ci » (Weber, 1996 : 345-346).   

Axe. 2. Les instruments

Le deuxième axe s’attache à l’analyse des instruments qui favorisent la gestionnarisation de la vie privée. Des travaux ont établi de longue date que l’invention de l’écriture a été un puissant instrument d’objectivation, de planification et de maîtrise des pratiques (e.g. Goody, 1979). Bernard Lahire a montré de son côté que les listes, les agendas, la tenue de compte etc. étaient au cœur des « écritures domestiques » et formaient des instruments ordinaires de planification de la vie privée, y compris dans les classes populaires (Lahire, 1993). D’une autre façon, on a pu montrer comment la promotion de certaines techniques contraceptives comme la contraception hormonale s’est accompagnée de la promotion d’un style de vie hautement rationalisé (Sanseigne, 2024).

Ces pratiques ont été reprises et en partie transformées sous l’effet du développement de l’instrumentation numérique. À la faveur notamment du développement du travail à distance, certains outils professionnels ont pu faire l’objet d’un réemploi dans le cadre privé (tableurs, calendriers numériques, documents partagés, visioconférence etc.). On observe également la production de nouveaux instruments destinés spécialement à l’intensification de la gestionnarisation de la vie privée, par exemple dans le cadre de l’exercice de la fonction parentale avec les logiciels de contrôle parental et les applications de géolocalisation des téléphones portables qui sont des moyens d’optimiser simultanément l’autonomisation des enfants et la gestion du risque, le travail professionnel et le travail parental, en permettant aux parents d’encadrer les enfants sans interrompre leur activité ; ou encore des applications permettant la surveillance de différents paramètres chez des personnes vulnérables, tels les nourrissons (Dessajan, 2019) ou les personnes âgées. L’intensification de la gestionnarisation de vie privée par l’instrumentation numérique se retrouve également dans les pratiques du  « souci de soi » (Foucault, 2014) à travers des applications concernant aussi bien l’alimentation, le sport, que la vie amoureuse (Bergström, 2019). Les travaux autour du « Quantified Self » (Dagiral et al., 2019) ont commencé à explorer ce que produit l’usage d’outils, telles les montres connectées ou les différentes applications pilotées par le smartphone, en matière d’optimisation de l’existence (King et al., 2018). L’essor récent de l’IA et des agents conversationnels constitue de ce point de vue une nouvelle génération d’instruments numériques à analyser.

Les articles qui s’inscriront dans cet axe resserreront la focale sur les usages de ces nouveaux instruments de gestionnarisation de la vie privée. Ils les analyseront notamment en rapport avec les variations en termes de classe, de genre et d’âge. Qui s’approprient ces nouveaux moyens matériels de production de soi, comment et avec quels objectifs ? On pourra également s’interroger sur les effets dans la durée de l’instrumentation numérique de la gestionnarisation de la vie privée : cette promesse d’une maîtrise accrue est-elle soutenable dans la durée, comme semblent en faire douter l’augmentation de la diffusion de l’expression de « burn-out parental », ou encore le constat d’une « fatigue d’optimiser » (Dagiral, 2019) ? En accroissant d’abord la maîtrise et la performance, ces instruments peuvent aussi générer une spirale infinie de tâches nouvelles et contribuer à renforcer l’interpénétration entre vie privée et vie professionnelle au point de provoquer un épuisement. En outre, on pourra s’interroger sur les effets de l’instrumentation de la gestionnarisation de la vie privée sur les imputations en responsabilité : offrir par exemple à chacun la possibilité de « monitorer » son état de santé par différents moyens (e.g. montres connectées) ne contribue-t-il pas à individualiser des problèmes de santé publique dans une logique néolibérale ?

Axe. 3. Les dispositions

 Le troisième axe porte sur les dispositions des individus, c’est-à-dire les manières de penser, de sentir et d’agir (Bourdieu, 1980 ; Lahire, 2002) qui favorisent ou non la gestionnarisation de la vie privée. Les articles pourront d’abord explorer la sociogenèse des dispositions à la gestionnarisation en identifiant les différents espaces – famille, études (Chambard, 2020) et type particulier d’études, loisirs – et les temps sociaux (socialisation primaire et/ou secondaire) qui peuvent favoriser leur constitution. À l’inverse, des articles pourront aussi s’attacher à mettre au jour les conséquences de l’adoption de pratiques de gestionnarisation de la vie privée sur le patrimoine dispositionnel des individus : observe-t-on de simples effets de confirmation et de renforcement, des effets de transformation, ou encore des formes de résistance dispositionnelle (Lahire, 2002 ; Darmon, 2023 ; Lignier, 2023) ?

Le dossier accordera également une attention particulière à l’étude des transferts de dispositions à la gestionnarisation de l’univers professionnel à la vie privée. Plusieurs travaux ont exploré ces dernières années le transfert des dispositions acquises hors travail dans l’univers professionnel (Laurens et Serre, 2016 ; Pichonnaz et Toeffel, 2018 ; Pagis et Quijoux, 2019) : la réflexion sur la gestionnarisation de la vie privée invite à renverser ce point de vue en explorant les modalités par lesquelles certaines manières de penser, de sentir et d’agir formées dans l’univers professionnel orientent la conduite de la vie privée (Guerrand, 2025) en transposant des pratiques spécifiques de quantification et de commensurabilité à des fins de maîtrise et de performance personnelle.

Cet axe sera aussi l’occasion d’approfondir la question des variations de classe et de genre et leur articulation. Jean-Claude Chamboredon avait déjà noté que la disposition à la maîtrise était toujours plus forte et concernait toujours plus de domaines à mesure que l’on s’élevait dans la hiérarchie sociale (Chamboredon, 1971). Elias constatait que la tendance renforcée à la maîtrise de soi et de son environnement était la marque des groupes sociaux en ascension (Elias, 2010). On peut supposer que la gestionnarisation ne prend pas les mêmes formes selon que l’on est peu doté en capital économique et culturel et soumis à des conditions d’emploi dégradées – ce qui a toute les chances de rendre plus difficile ou impensable un travail d’optimisation « positif » de la vie privée pour des raisons à la fois dispositionnelles et contextuelles (Abdelnour et Lambert, 2014) –, ou que l’on appartient à des fractions plus dotées économiquement et/ou culturellement qui vont pouvoir bénéficier de dispositions et de contextes favorables à une gestionnarisation « réussie » de la vie privée. Le dossier attend des articles permettant d’apprécier finement le dégradé des configurations possibles sur ce plan. De même, il est attendu des contributions attentives aux enjeux de genre et à leur articulation avec les questions de classe : quelles sont les pratiques de gestionnarisation de la vie privée qui semblent plutôt renvoyer à des dispositions « féminines » et celles qui semblent plutôt renvoyer à des dispositions « masculines » ? Lorsqu’il est question de l’univers familial comment s’organisent la division sexuée du travail de gestionnarisation et quelles sont les tensions ou reconfigurations des formes de domination susceptibles d’apparaître (Gollac et al., 2025) ?

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OLLER, A.-C., Le coaching scolaire. Un marché de la réalisation de soi, Paris, PUF, 2020. OGIEN, A., L’esprit gestionnaire. Une analyse de l’air du temps, Paris, EHESS, 1995.

PAGIS, J. & QUIJOUX M., « Des ressorts aux incidences biographiques du travail ?. Socialisation professionnelle et circulations dispositionnelles », Terrains & travaux, n° 34, 2019, p.5-18

PICHONNAZ, D. et TOFFEL, K. (dir.), « Des dispositions au travail. L’origine sociale des

pratiques professionnelles », Émulations, n° 25, décembre 2018.

SANSEIGNE, F., « Promouvoir la contraception comme style de vie. Sociologie d’une prophétie médicale dans la France des années 1960 », Sociétés contemporaines, 2024, n° 134- 135, p. 23-53.

TESTART, A., Principes de sociologie générale. Volume I : rapports sociaux fondamentaux et formes de dépendance, texte établi par Valérie Lécrivain et Marc Joly, CNRS Éditions, 2021.

WEBER, M., Sociologie des religions, Gallimard, 1996.

WEBER M., Sociologie de la religion. Économie et société, Champs, Flammarion, 2006.

Procédure de soumission d’article

•    Adresser une intention d’article de 5000 signes maximum (espaces compris et hors bibliographie) avant le 15 novembre 2026 par voie électronique à francis.sanseigne@gmail.com et olivia.chambard@univ-evry.fr

Cette intention devra contenir une présentation du questionnement sociologique, du terrain, de la méthodologie, des résultats proposés ainsi que les principales références bibliographiques.

•   La revue retournera son avis aux auteur·ices dans le courant du mois de décembre 2026. L’acceptation de l’intention d’article ne présume pas de l’acceptation de l’article final. Chaque intention d’article et chaque article sont soumis à l’avis du Comité de lecture du numéro, composé des coordinateur·ices du dossier, des membres du Comité de rédaction de la revue et d’évaluateur·ices externes.

•  Les articles (au format de 20 000 à 45 000 signes, espaces compris) seront à retourner à la revue pour le 20 avril 2027 et donneront lieu à échanges avec le comité de rédaction.

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Présentation générale de la revue

Sociologies pratiques est une revue de sociologie fondée en 1999 par Renaud Sainsaulieu et l’APSE. Elle est intégrée dans la liste des revues scientifiques reconnues par le Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES).

Depuis 2025, Sociologies pratiques est entrée dans le dispositif Souscrire pour ouvrir et figure donc dans le mouvement pour la Science ouverte. Elle est dorénavant accessible gratuitement, sans abonnement, en ligne à l’adresse suivante : https://shs.cairn.info/revue-sociologies- pratiques?lang=fr

Sociologies pratiques paraît deux fois par an. Ses numéros thématiques (environ 200 pages) donnent la parole à des chercheur·ses et à des praticien·nes afin d’analyser les réalités sociales émergentes et de comprendre les mouvements de notre monde. Le projet éditorial de la revue rend compte d’une sociologie en actes. En ce sens, il recherche un équilibre entre monde académique et monde professionnel, entre compréhension et action, tout en portant un regard clairement sociologique pour comprendre le changement social. La volonté de croiser analyses d’acteur·ices de terrain – qui agissent au cœur des transformations – et réflexions de chercheur·ses – qui donnent les résultats de leurs enquêtes les plus récentes – fait de Sociologies pratiques un espace éditorial et intellectuel original qui s’adresse à toutes les personnes intéressées par la sociologie en pratiques.

Outre le dossier thématique composé des articles retenus à partir de l’appel à contributions, Sociologies pratiques propose d’autres rubriques ; par exemple : Sociologies d’ailleurs, Le Métier, Lectures, Échos des colloques, Bonnes feuilles des Masters. Des varia sont aussi régulièrement publiés.

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