26001. Duru-Bellat, M., & Dubet, F. (2026). Disillusions and paradoxes of the massification of education in France. British Journal of Sociology of Education, 47(1), 175‑192. https://doi.org/10.1080/01425692.2025.2590038
Based on an analysis of French educational policies since the 1950s, this paper assesses their global impact and their unexpected effects upon individuals and society, concerning students’ learning, access to the labour market, and some attitudes and behaviours, notably civic ones. It shows that from an academic point of view, the lengthening of schooling does not increase pupils’ level as much as the multiplication of diplomas would suggest, nor reduce social inequalities. Moreover, when entering the job market, competition is harsher and the least qualified face more and more difficulties, and develop a resentment that feeds populism. These global unintended effects lead us to question the paradox of the French education system and the meritocratic equality of opportunities it is supposed to implement.§
26002. Barroso da Costa, C., Perret, C., & Younès, N. (2026). MEE et e-JIREF : Parcours et enjeux de deux revues scientifiques francophones. In C. Gremion & N. Younès, Évaluation en éducation et formation. Ancrages et perspectives (p. 33‑50). Neuchâtel: Les Presses de l’ADMEE.
26003. Morlaix, S. (2026). Compétences non académiques : malgré les difficultés de conceptualisation et de mesure, un intérêt majeur pour les chercheurs et les praticiens en éducation. In C. Gremion & N. Younès, Évaluation en éducation et formation. Ancrages et perspectives (p. 217‑233). Neuchâtel: Les Presses de l’ADMEE.
26004. Érard, C., Bazoge, N., & Lebossé, C. (2026). Un rôle de genre en faveur d’une éducation physique « féminine » : Jacqueline Roger. In A. Sébastien-Akira, Parcours d’éducatrices et de militantes de l’éducation nouvelle au 20e siècle (p. 261‑290). Consulté à l’adresse https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/parcours-d-educatrices-et-de-militantes-de-l-education-nouvelle-au-20e-siecle/80807?srsltid=AfmBOor6JVVChhivoDUzyov6_XQoFmf3JFAtDypFbPshupSy78NVopIo
26005. Stiot, L. (2026). Lien entre les limites rencontrées par le chercheur en éducation et la mise en place d’innovations. Présenté à 37e colloque de l’ADMEE-Europe : « Apprendre à (s)’évaluer : quels paradigmes et quels leviers pour soutenir la formation dans une perspective de professionnalisation des métiers ? », Bienne, 7-9 janvier 2026.
26006. Bailleux, H., & Morlaix, S. (2026). Utilisation de l’IA générative chez les étudiants : lien entre usages et représentations. Présenté à AUPTIC 2026 : « Le numérique : un soutien aux apprentissages sous conditions ? Enjeux d’inclusion, de fractures et de transformation pédagogique », Lausanne, 5-6 janvier 2026.
26007. Charousset, P., & Monnet, M. (2026). À niveau égal, appréciation égale ? Comment les appréciations scolaires varient en fonction du sexe des élèves. Notes IPP, (121). Consulté à l’adresse https://www.ipp.eu/wp-content/uploads/2026/01/Note_IPP_Genres_appreciations_121.pdf
Les appréciations figurant dans les bulletins scolaires trimestriels permettent aux enseignants de formuler un retour individualisé sur la progression de chaque élève. Mais sont-elles toujours une stricte évaluation du travail et de l’attitude des élèves ? L’étude statistique des bulletins scolaires remis à plus de 600 000 lycéens de terminale scientifique au cours de la période 2013-2017 révèle au contraire des différences dans les appréciations selon le genre de l’élève. Ces différences proviennent essentiellement du vocabulaire utilisé par les enseignants pour qualifier le comportement des filles et des garçons. Cependant, dans les matières scientifiques, et en particulier les matières débouchant sur des filières où les hommes sont surreprésentés, elles s’expliquent également par l’emploi de termes distincts pour qualifier les compétences de filles et de garçons de même niveau scolaire. D’une part, le vocabulaire genré associé au comportement traduit des appréciations relatives à l’immaturité perçue des garçons et visant à encourager les filles pour leurs efforts et leur sérieux. D’autre part, le vocabulaire genré associé aux compétences traduit des appréciations relatives aux lacunes des filles d’un côté, et aux aptitudes des garçons de l’autre. L’influence des enseignants employant plus intensément un vocabulaire genré tend à être limitée à court terme, tant en ce qui concerne la performance au baccalauréat que les choix d’orientation post-bac des élèves.
26008. Perret, C., & Duval, J. (2026). Analyser les résultats des appels à projets des fonds pédagogiques universitaires par le biais d’une cartographie évaluative : Application au NCU RITM-BFC en France. Présenté à 37e colloque de l’ADMEE-Europe : « Apprendre à (s)’évaluer : quels paradigmes et quels leviers pour soutenir la formation dans une perspective de professionnalisation des métiers ? », Bienne, 7-9 janvier 2026.
Cette communication s’intéresse aux appels à projets (AAP) soutenant l’innovation et le développement pédagogiques dans les universités via les fonds pédagogiques, dispositif clé complétant d’autres formes de soutien aux enseignants (microprogrammes, centres de soutien ou congés sabbatiques pédagogiques). Bien souvent, l’évaluation de ces AAP sont réalisés par le biais d’un compte-rendu administratif dans une logique de reddition de comptes aux instances, en comportant des indicateurs d’activités (nombre d’actions, nombre de personnes…), ainsi que des indicateurs financiers. Dans certains cas, d’autres informations peuvent être données concernant le fonctionnement, les effets des actions réalisées etc., sous l’impulsion des exigences des financeurs. Cette forme d’évaluation administrative synthétique, plus sommative que formative, peut dépasser cette logique initiale pour nourrir la réflexion de la gouvernance, avant même la mise en place des actions sur le terrain et leur clôture. C’est précisément l’objet de cette communication, qui propose une approche cartographique qualitative nourrie par les avancées de la recherche en éducation. Mise en œuvre dans le cadre de l’évaluation du dernier AAP de RITM-BFC (24 projets financés en 2025 pour soutenir la réussite étudiante), cette démarche repose sur l’analyse des informations contenues dans les dossiers de candidature et sur les diagnostics établis avec les porteurs de projets et/ou l’équipe opérationnelle du fonds, à partir d’une grille descriptive des dispositifs pédagogiques. Une cartographie générale permet ainsi d’éclairer la réflexion sur la logique « bottom-up » adoptée par ce fond pédagogique et à alimenter la réflexion stratégique sur son pilotage. Cette méthodologie est ainsi testée et discutée dans le cadre de RITM-BFC. En lien avec l’axe 4 du colloque, cette communication propose d’enrichir les pratiques des évaluateurs avec une méthodologie peu usitée en se plaçant à l’échelle d’un programme ayant des projets variés.
26009. Perret, C., Vaizant, V., & Contat, F. (2026). Un coup de pouce pour réussir. Les Cahiers pédagogiques, (603). Consulté à l’adresse https://www.cahiers-pedagogiques.com/un-coup-de-pouce-pour-reussir/
L’université Bourgogne Europe développe un dispositif de plus en plus complet pour que la précarité ou la pauvreté de certains étudiants révélées par le confinement lié à l’épidémie de covid ne soit pas un frein aux études universitaires.
26010. Farges, G., & Szerdahelyi, L. (2026). L’attractivité des métiers de l’enseignement. Regards croisés sur les “viviers de recrutement ” (1957-2024). Présenté à Géohistoire des IUFM, Créteil, 20 janvier 2026.
Cette présentation discutera l’attractivité des métiers de l’enseignement en s’intéressant aux « viviers de recrutement », expression employée dans les ressources humaines et reprise ici sous l’angle des caractéristiques des étudiant·es qui s’orientent vers le professorat. Il sera proposé de croiser une analyse sociologique sur les Assistant·es d’éducation en préprofessionnalisation (AED Prépro, 2019-2024) avec une analyse historique sur les Instituts de préparation aux enseignements du second degré (IPES, 1957-1977) afin de mettre en perspective, dans l’épaisseur du temps, des formes de rémunération précoce à destination des étudiant·es souhaitant devenir enseignant·es.
26011. Ihaddadene, F., Segon, M., Beaupère, N., Berthaud, J., Brusadelli, N., Cayol, C., … Vilches, O. (2026). Des conseiller(ères) et des jeunes : usages, parcours et pratiques d’accompagnement autour du CEJ (Valorisation de la recherche No 27; p. 346).
Le Contrat d’engagement jeune (CEJ), initié en mars 2022, s’adresse aux jeunes de 16 à 25 ans en difficulté d’insertion sociale et professionnelle. Mis en œuvre par les Missions locales et par France Travail, il combine un accompagnement « intensif » par une conseillère et une allocation mensuelle, conditionnés à la réalisation de 15 à 20 heures d’activités hebdomadaires. Il a fait l’objet d’une enquête sociologique, dont les résultats et analyses font l’objet de ce rapport, menée entre octobre 2023 et mai 2025. Elle repose sur 223 entretiens et 74 séquences d’observation dans onze territoires aux caractéristiques variées. Elle explore les usages du CEJ, le travail des conseillères, et les effets du dispositif sur les structures du service public de l’emploi. Succédant à la Garantie jeunes dans un contexte post-Covid marqué par une précarité juvénile et des débats sur l’ouverture du RSA aux moins de 25 ans, le CEJ est présenté comme plus « intensif » que les dispositifs lui préexistant. Il introduit une obligation inédite de « 15 à 20 heures d’activités » hebdomadaires, censée responsabiliser les jeunes et répondre aux critiques d’« assistanat ». Il est mis en œuvre par les Missions locales et France Travail. Son déploiement contribue aussi à réorganiser les politiques d’insertion : les Missions locales, historiquement en charge de ce public, l’ont perçu comme une mise en concurrence avec France Travail. Le CEJ a accéléré des transformations déjà engagées dans les Missions locales : intensification des tâches administratives, montée en puissance du management, rationalisation et division horizontale du travail. Les conseillères, majoritairement des femmes issues des classes populaires ou moyennes, revendiquent une « fibre sociale », et investissent l’écoute et le soutien relationnel dans leur relation avec les jeunes. Elles valorisent le lien de confiance qu’elles nouent avec eux et elles, et dénoncent la surcharge administrative et parfois les tensions liées au contrôle des activités. Elles jugent le CEJ de manière ambivalente en ce que d’une part, il permet de renforcer le travail relationnel, en raison de l’intensité des rencontres qu’il suppose et de sa logique contractuelle, mais que d’autre part, il génère une surcharge de travail administrative décrite comme un facteur majeur d’empêchement du travail. Les bénéficiaires du CEJ sont majoritairement issu·es des classes populaires précarisées, cumulant souvent instabilité économique, sociale, scolaire et psychique. Ils décrivent un rapport à l’école et au marché du travail marqué par des orientations subies, des emplois précaires et des expériences dévalorisantes. Au regard de leurs conditions de vie et de leurs projets, le CEJ est un soutien important, traduit par une aide financière et l’accompagnement d’une conseillère, mais il reste temporaire et apporte rarement une réponse structurelle à leurs difficultés. Enfin, le CEJ poursuit une logique d’adaptation des jeunes aux opportunités locales de travail ou de formation. L’exigence des « 15 à 20 heures d’activités » est son innovation majeure, mais son interprétation varie selon les territoires et les conseillères, alimentant des jugements normatifs sur la légitimité des activités. L’allocation, à la fois ressource vitale et objet de contrôle moral, cristallise les tensions entre aide sociale et contrepartie. Le CEJ semble ainsi illustrer une tendance au renforcement du contrôle et de la responsabilisation, déséquilibrant le principe des droits et devoirs dans les politiques d’insertion.
26012. Morange, C., & Billet, P. (2026). Limiter le décrochage d’adultes apprenants en formation à distance. Présenté à AUPTIC 2026 : « Le numérique : un soutien aux apprentissages sous conditions ? Enjeux d’inclusion, de fractures et de transformation pédagogique », Lausanne, 5-6 janvier 2026.
26013. Moison, V. (2026). Le développement de l’esprit critique à l’ère de l’IA générative : présentation d’une méthodologie de recherche. Présenté à AUPTIC 2026 : « Le numérique : un soutien aux apprentissages sous conditions ? Enjeux d’inclusion, de fractures et de transformation pédagogique », Lausanne, 5-6 janvier 2026.
L’intelligence artificielle générative (IAg), popularisée notamment par ChatGPT depuis fin 2022, connaît une adoption rapide, particulièrement chez les jeunes. Si son usage se diffuse massivement à des fins académiques, il révèle aussi un manque de conscience critique quant à ses limites et risques, tels que les « hallucinations » ou erreurs factuelles générées par ces outils. Cette communication présente la méthodologie d’une recherche doctorale portant sur le développement de l’esprit critique lié à l’usage de l’IA chez des collégiens en classe de 4ème. Elle s’inscrit dans le thème « Compétences numériques et éducation critique », en s’intéressant à une éducation à l’IA centrée sur le jugement, la responsabilité et l’autonomie intellectuelle des élèves. La recherche vise à identifier les compétences spécifiques contribuant au développement de l’esprit critique en lien avec l’IA, ainsi qu’à analyser l’influence des facteurs individuels, sociaux et scolaires sur ce développement. Pour cela, une expérimentation comparative est mise en œuvre. Un échantillon de 2000 élèves est divisé en deux groupes : un groupe expérimental bénéficiant d’une formation dédiée à l’IA, et un groupe témoin n’en bénéficiant pas. Cette formation vise à développer une littératie critique de l’IA, en abordant ses aspects techniques, ses limites et ses implications éthiques. Le dispositif prévoit une évaluation par questionnaires avant et après la formation pour mesurer l’évolution des compétences d’esprit critique, tout en prenant en compte les caractéristiques personnelles et contextuelles des élèves. La diversité des établissements (urbanité, secteur public/privé) permet d’étudier l’impact de ces variables contextuelles. Cette méthodologie rigoureuse permet d’isoler l’effet de la formation sur le développement de l’esprit critique, contribuant ainsi à mieux comprendre comment accompagner les jeunes dans un usage raisonné, critique et responsable de l’IA en milieu scolaire.
26014. Ihaddadene, F., Manez, A., & Vilches, O. (2026). Expériences et conditions de travail des usager.es du CEJ : quelle(s) influence(s) sur leur rapport au travail et à l’emploi. Présenté à Colloque GIS GESTES, « L’état et les travailleur.euses : Employer, réguler, classer », Paris, 11-12 février 2026.
26015. Born, P., & Jacques, M. (Éd.). (2026a). Penser la formation des enseignants : singularités, dispositifs innovants et savoirs en interaction. Dijon: Éditions universitaires de Dijon.
Tiraillé entre la nécessité d’assurer la transmission des savoirs fondamentaux et celle d’affronter les enjeux contemporains, le monde de l’enseignement vit une crise profonde. Il est donc essentiel de penser et d’accompagner la formation de celles et ceux qui seront chargés d’assurer l’éducation des générations à venir. Comment construire une identité professionnelle plus heureuse et plus efficace ? Grâce à des analyses générales mais aussi la présentation de dispositifs novateurs, sont ici proposées des pistes concrètes qui intéresseront tous ceux pour qui l’éducation est un enjeu essentiel des sociétés contemporaines.
26016. Born, P., & Jacques, M. (2026). Introduction. In P. Born & M. Jacques (Éd.), Penser la formation des enseignants : singularités, dispositifs innovants et savoirs en interaction (p. 5‑12). Dijon: Éditions universitaires de Dijon.
26017. Lecefel, P. (2026). L’utilisation du réel dans la formation initiale des enseignants. In P. Born & M. Jacques (Éd.), Penser la formation des enseignants : singularités, dispositifs innovants et savoirs en interaction (p. 29‑40). Dijon: Éditions universitaires de Dijon.
Cette communication a pour but d’alimenter la réflexion sur les liens complexes qui se tissent entre la formation et l’individu, en abordant d’une part la question des espaces qui peuvent se saisir des spécificités individuelles et d’autre part les moyens et les dispositifs qui aident à leur mise en valeur. Elle présente une méthode pédagogique innovante qui mobilise la didactique professionnelle pour créer un dispositif d’apprentissage en groupe construit sur des situations de travail individuelles dans le cadre de la formation initiale des enseignants. Par ailleurs, elle documente le rôle que pourrait jouer ce dispositif sur les quatre sources qui alimentent le sentiment d’efficacité personnel (SEP).
26018. Charvy, N., & Loizon, D. (2026). « Fragments de vie » : quand le sujet mnésique permet la construction d’une identité commune. Le sujet singulier au centre de l’analyse de pratiques des futurs enseignants. In P. Born & M. Jacques (Éd.), Penser la formation des enseignants : singularités, dispositifs innovants et savoirs en interaction (p. 41‑55). Dijon: Éditions universitaires de Dijon.
Ce chapitre présente un dispositif appelé « fragments de vie » utilisé en Inspé dans le cadre de l’analyse des pratiques professionnelles des stagiaires master 2. Il permet à chaque formé de se souvenir des « bons prof. » qui ont jalonné son parcours d’élèves et de constater les traces singulières qui ont été laissées et qui influencent son devenir enseignant. L’analyse montre aussi le lien du sujet avec le groupe au service de la construction d’une identité professionnelle commune.
26019. Loizon, D. (2026). La didactique clinique : un champ scientifique pour analyser les pratiques de formation. In P. Born & M. Jacques (Éd.), Penser la formation des enseignants : singularités, dispositifs innovants et savoirs en interaction (p. 129‑142). Dijon: Éditions universitaires de Dijon.
Ce chapitre présente un champ scientifique en émergence depuis une quinzaine d’années : la didactique clinique qui associe la didactique et la clinique psychanalytique afin de rendre compte de la complexité des relations entre un sujet, son environnement et le savoir en jeu. Au travers de deux études de cas, nous montrons toute la complexité de l’action de formation en insistant sur la dimension non consciente de cette action car des éléments très personnels de chaque sujet enseignant et formateur déterminent une partie de son action didactique, bien souvent de manière inconsciente, au-delà des prescriptions officielles.
26020. Boyer, J.-F., & Loizon, D. (2026). La dynamique décisionnelle du sujet enseignant en situation d’interaction évaluative informelle : Exemple d’un cas, Pierre. In P. Born & M. Jacques (Éd.), Penser la formation des enseignants : singularités, dispositifs innovants et savoirs en interaction (p. 143‑161). Dijon: Éditions universitaires de Dijon.
Cette étude de cas met en évidence les valeurs personnelles du sujet dans une situation évaluative informelle filmée. Elles sont mises en lumière grâce à certains concepts de la didactique clinique. L’analyse des discours en classe et des entretiens a permis de rendre compte d’un rapport entre les valeurs du sujet enseignant et ses décisions évaluatives. Elle montre des grappes de valeurs et les nombreux dilemmes que l’enseignant doit gérer. Ces valeurs déterminent une part consciente et inconsciente de l’action didactique de l’enseignant en situation évaluative.
26021. Bernard, P.-Y., Berthaud, J., Gosseaume, V., & Roupnel-Fuentes, M. (Éd.). (2026). Le Plan d’investissement dans les compétences à l’épreuve de ses publics et de ses dispositifs. Consulté à l’adresse https://books.openedition.org/cereq/6886
Le Plan d’investissement dans les compétences (PIC) a fait de la formation un levier central pour favoriser l’accès à l’emploi des personnes les plus éloignées du marché du travail et répondre aux besoins de recrutement des entreprises. Déployé à grande échelle, il a donné lieu à une multiplicité de dispositifs, d’expérimentations et d’innovations pédagogiques. Mais quels effets concrets ces dispositifs produisent-ils sur les parcours des stagiaires, les pratiques des professionnels et l’organisation du système de formation ? À partir d’enquêtes de terrain et d’évaluations conduites dans différents territoires, cet ouvrage analyse les publics visés, interroge les catégories d’action publique, examine les modalités d’accompagnement et met en regard les objectifs affichés avec les réalités de mise en œuvre. Il montre la diversité des situations, les contraintes institutionnelles, ainsi que les décalages persistants entre intentions, usages et résultats.
26022. Berthaud, J., & Gosseaume, V. (2026). Entre injonction, affichage et réalité : la difficile construction d’un partenariat effectif. In P.-Y. Bernard & M. Roupnel-Fuentes (Éd.), Le Plan d’investissement dans les compétences à l’épreuve de ses publics et de ses dispositifs (p. 41‑46). https://doi.org/10.4000/15txz
Depuis les années 1980, le partenariat s’est affirmé comme un pilier des politiques d’insertion, soutenu par la territorialisation, la décentralisation et les réformes du service public de l’emploi. Présenté comme une réponse aux parcours fragmentés, il doit garantir décloisonnement et continuité en mobilisant un large réseau d’acteurs. À partir de deux dispositifs, le Prépa Rebond – Dispositif intégré (PRDI) et le Dispositif en amont de la qualification (DAQ), ce chapitre examine comment l’injonction au partenariat se concrétise, quelles tensions elle génère entre acteurs et quels effets elle produit sur les parcours des stagiaires. L’analyse montre la fragilité de l’ambition partenariale : appels à projets, asymétries institutionnelles et engagement inégal des acteurs placent les consortiums entre coordination affichée et concurrence réelle. Les dynamiques territoriales et l’histoire des relations influencent fortement l’implication des structures et la fluidité des parcours. Pour les stagiaires, l’ouverture partenariale reste peu perceptible : l’accompagnement repose surtout sur les référents internes, tandis que les ruptures de suivi, les temporalités décalées et les difficultés à lever certains freins limitent l’idéal d’un parcours « sans couture ». Le partenariat apparaît ainsi comme une construction instable, dépendante des contextes locaux et traversée par des tensions entre injonctions politiques et réalités de terrain.
26023. Bonnard, C., & Berthaud, J. (2026). Accompagnement, injonction au projet et réponses au besoin des secteurs en tension. In P.-Y. Bernard, V. Gosseaume, & M. Roupnel-Fuentes (Éd.), Le Plan d’investissement dans les compétences à l’épreuve de ses publics et de ses dispositifs (p. 47‑52). https://doi.org/10.4000/15ty2
La construction et l’évaluation du projet de formation et/ou professionnel sont au cœur des dispositifs d’accompagnement et d’accès à la qualification depuis de nombreuses années. Ce modèle s’inscrit dans une logique d’individualisation, où l’individu doit être « acteur » de son parcours, et d’accompagnement, où le rôle des professionnels de l’accompagnement et de l’insertion est de coconstruire le parcours des personnes dites éloignées de l’emploi. Mais cette « injonction au projet » est susceptible d’accroitre les inégalités face aux dispositifs de formation et d’insertion, entraînant des effets paradoxaux, voire contreproductifs. À travers l’exemple d’un dispositif régional déployé dans le cadre d’un Plan régional d’investissement dans les compétences (PRIC) et du point de vue des professionnels, cet article analyse la place du projet dans l’accompagnement des bénéficiaires et la logique de coconstruction des parcours, les formes d’accompagnement au « projet » et la manière dont les organismes de formation appréhendent le « paradoxe » entre individualisation des parcours et orientation vers les métiers dits en tension.
26024. Berthaud, J., & Bonnard, C. (2026). Quand l’aide à l’insertion et l’accompagnement social s’invitent dans la formation. In P.-Y. Bernard, V. Gosseaume, & M. Roupnel-Fuentes (Éd.), Le Plan d’investissement dans les compétences à l’épreuve de ses publics et de ses dispositifs (p. 53‑58). https://doi.org/10.4000/15ty7
L’évolution des politiques de l’emploi ont vu ces dernières passer d’une logique d’insertion et de placement à une logique d’intermédiation et d’accompagnement où l’individu est responsable de son employabilité et les professionnels de l’insertion et de la formation sont tenus de remédier à l’inemployabilité des publics éloignés de l’emploi. Avec la mise en place du Plan d’investissement dans les compétences (PIC), s’est opérée par ailleurs la volonté d’amplifier l’effort de la formation professionnelle vers les publics les plus en marge, notamment les demandeurs d’emploi n’ayant pas recours aux dispositifs de formation et aux ressources publiques. Dans ce cadre, sont apparus des dispositifs s’éloignant d’une action de formation pour viser l’accompagnement en vue de sécuriser les parcours et de préparer des demandeurs d’emploi à la formation, en incluant le travail sur la levée des « freins périphériques ». Ces changements de paradigme ont contribué à modifier et à redéfinir les missions et l’activité professionnelle des acteurs de la formation professionnelle au sein de dispositifs qui se situent désormais à l’interstice entre le champ du travail social et celui de la formation continue et qui s’inscrivent dans une volonté de décloisonnement des compétences et une porosité des champs entre accompagnement et formation. Cet article propose ainsi d’analyser la question de la professionnalité des formateurs engagés dans l’accompagnement des personnes éloignées de l’emploi. Dans le cadre d’un dispositif d’accompagnement vers la qualification financé par le Pacte régional d’investissement dans les compétences (PRIC) et porté par différents organismes de formation dans une région française, il s’agit notamment d’étudier les implications et les répercussions de cette porosité des champs de compétences pour les formateurs et accompagnateurs, au prisme d’un « nouveau » métier, celui de référent de parcours.
26025. Vacher, S. (2026a). La santé mentale, un enjeu incontestable ? Enquête sur les impensés d’un référentiel d’action publique en milieu scolaire. Présenté à Séminaire « Psychiatrie – Éducation XXe-XXI siècles », 6 février 2026.
26026. Vacher, S. (2026b). Un bon élève est-il toujours un élève qui va bien ? Interroger les normes de santé mentale à l’école. Présenté à Colloque de clôture du concours jeunes chercheur·e·s de la revue Déviance et Société, 6 mars 2026.
26027. Vacher, S. (2026c). Détecter la détresse, la nommer et l’accompagner : Les enjeux de la formation des professionnels. Présenté à Rencontres Rockefeller 2026 – La santé mentale de l’enfant et de l’adolescent, École Rockefeller, Lyon, 10 mars 2026.
26028. Vacher, S. (2026d). Un bon élève est-il toujours un élève qui va bien ? Présenté à Conférence invitée en amont du spectacle « La sociologue, la psychiatre et la boulangère » écrit et mis en scène par Léa Porracchia d’après le texte Devenir anorexique de Muriel Darmon, Théâtre de l’Elysée, Lyon, 27 mai 2026.
26029. Autin, F., Darnon, C., Duru-Bellat, M., Le Hebel, F., & Goudeau, S. (2026). Inégalités sociales à l’école. In C. Farrer, S. Goudeau, E. Tenret, & L.-A. Vallet (Éd.), Questions d’éducation. https://doi.org/10.4000/15wfo
26030. Leduc, L., Mouchet, A., Lecefel, P., & Rousseau, M. (2026). Les compétitions WorldSkills comme situations intermédiaires : Expérience vécue, accompagnement et professionnalisation. Présenté à 9e colloque du gEvaPP « Évaluation des pratiques professionnelles et situations intermédiaires », Dijon, 18-19 février 2026.
26031. Lecefel, P. (2026). Un dispositif pour articuler situation de travail, activité et développement des apprentis. Présenté à 9e colloque du gEvaPP « Évaluation des pratiques professionnelles et situations intermédiaires », Dijon, 18-19 février 2026.
26032. Érard, C., & Morales, Y. (2026). Éducation et inclusion par le sport ? Érès.
Cet ouvrage s’inscrit dans le cadre d’un effort de structuration collective de la recherche en sciences humaines et sociales sur le sport initié à l’occasion de l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Il éclaire les politiques publiques, les inégalités et les gestes professionnels à partir d’analyses rigoureuses et accessibles. Un livre essentiel pour comprendre comment le sport peut devenir un levier d’équité, de citoyenneté et de transformation sociale.Ce livre, issu d’une démarche unique et collective porté par six sociétés savantes et des dizaines de laboratoires en France, en Suisse et au Québec, rassemble les connaissances les plus actuelles sur l’éducation, l’inclusion et les pratiques sportives.
26033. Érard, C., Escalié, G., Ferez, S., Grosstephan, V., Morales, Y., & Renaud, J.-N. (2026a). Conclusion générale : de l’utilité des connaissances produites en sciences humaines et sociales du sport. In C. Érard & Y. Morales, Éducation et inclusion par le sport ? (p. 195‑205). Érès.
26034. Érard, C., Escalié, G., Ferez, S., Grosstephan, V., Morales, Y., & Renaud, J.-N. (2026b). Introduction : Produire du collectif et « faire corps » par la circulation des savoirs scientifiques liés au sport. In C. Érard & Y. Morales, Éducation et inclusion par le sport ? (p. 7‑17). Érès.
26035. Ingrao, T. (2026). Cartographier les « bachelors » : l’essor d’une nouvelle filière privée dans l’enseignement supérieur. Présenté à La privatisation de l’enseignement comme enjeu politique : offres, demandes, formes et controverses, Université Lumière Lyon 2, Lyon, 10 avril 2026.
26036. Cottez, R. (2026). Les limites de l’accompagnement des néo-titulaires de l’enseignement dans le premier degré. GEVAPP 2026 : Évaluation des pratiques professionnelles et situations intermédiaires, organisé par l’Institut Agro, Dijon, février 2026.
En 2013, la loi de programmation et d’orientation pour la refondation de l’école se donnait pour objectif de restaurer dans l’éducation nationale une formation par alternance fragilisée par la réforme de masterisation. Elle met l’accent sur un accompagnement des professeurs qui « prolonge la dynamique de formation initiale au-delà de leur titularisation » (BO du 26 mars 2015). Les néo-titulaires sont ainsi suivis sur leur lieu d’exercice par une équipe de formateurs intervenant au cours d’entretiens-conseils. Ce dispositif constitue une situation intermédiaire entre formation initiale et continue, dégagée des enjeux de la titularisation et de la progression de carrière des enseignants. L’observation de classe donne au formateur l’occasion d’une évaluation purement formative (Vial, 2012). Au cours d’une enquête qualitative portant sur les difficultés professionnelles des enseignants débutants (30 entretiens), nous proposons d’analyser les limites du dispositif, en revenant sur sa faible hybridité dans la mise en œuvre de l’entretien (Garcia, 2023), et sur les conditions « difficiles et aléatoires » d’entrées dans le métier (Charles et al., 2023) ne permettant pas toujours le réinvestissement de compétences. L’évaluation souligne alors davantage le manque de ressources de l’institution que les gestes professionnels du débutant, jetant un « discrédit moral » sur le métier (Garcia, op.cit.) qui marque négativement la « professionnalité émergente » (Jorro, 2011) des enseignants.
26037. Born, P., & Duguet, A. (2026). Représentations à l’égard de l’impact sur les apprentissages, satisfaction et engagement des étudiants et étudiantes de premier cycle dans un projet de vidéos YouTube en cours magistral : un exemple d’approche empirique. Revue internationale des technologies en pédagogie universitaire, 23(1), 1‑19. https://doi.org/10.18162/ritpu-2026-v23n1-02
Cette recherche explore l’impact d’un projet de création de vidéos YouTube sur l’engagement des étudiants et étudiantes de licence dans des cours magistraux. Ancré dans la littérature sur la pédagogie active, l’usage de la vidéo et l’engagement étudiant, l’article présente une étude exploratoire mobilisant un questionnaire auprès de 92 étudiantes et étudiants pour mesurer leurs représentations, leur satisfaction et leur engagement comportemental, affectif et cognitif. Les résultats montrent que le projet favorise un engagement comportemental et affectif important et est perçu de manière positive par les étudiantes et étudiants, qui y voient notamment une manière d’être acteurs de leurs apprentissages.
26038. Loizon, D., & Levain, J.-P. (2026). Les effets des dispositifs d’analyse des pratiques professionnelles proposés dans la formation initiale des enseignants. Revue de l’analyse de pratiques professionnelles, (28), 5‑19. Consulté à l’adresse https://www.analysedepratique.org/?p=6216
Cet article met en évidence les effets produits par les dispositifs d’analyse des pratiques professionnelles (APP) chez les enseignants stagiaires. Cette recherche a été conduite auprès de 400 stagiaires de six instituts de formation des enseignants du Pôle Nord-Est en France à partir d’un questionnaire. Elle met en évidence des effets déclarés des dispositifs d’APP particulièrement intéressants. Ces effets concernent la manière dont les informations sont prélevées dans la situation exposée, la conceptualisation du travail en groupe et l’intérêt porté au travail en groupe APP par les participants.
26039. Saunier, E., & Farges, G. (2026). La fabrique des « managers de la République ». Une étude de la formation professionnelle des personnels de direction des établissements scolaires. La nouvelle revue du travail, (28). https://doi.org/10.4000/165je
Dans un contexte de développement des hiérarchies intermédiaires au sein de la fonction publique, nous étudions la fabrique des personnels de direction de l’Éducation nationale à partir d’une analyse de la formation statutaire des néo-entrants (adjoints) en école professionnelle. Leur position hiérarchique « intermédiaire » leur confère un rôle pivot, présenté comme délicat, dans le fonctionnement des établissements scolaires. La formation consiste centralement à opérer un travail de positionnement hybride : d’une part une tradition bureaucratique de respect de la hiérarchie, du droit et des procédures ; d’autre part un modèle managérial d’autonomie, de « leadership » et d’adaptabilité, pensé comme permettant de rendre l’École plus efficiente dans la réalisation des objectifs définis par les politiques éducatives.§
26040. Born, P., & Vilches, O. (2026). La thèse CIFRE en sciences de l’éducation et de la formation : entre opportunités et contraintes. In V. Desvages-Vasselin & M. Boutrais, Chercheurs, chercheuses et terrains entre engagements, négociations et transformations. Champ social.
26041. Murdoch, J., & Guégnard, C. (2026). La qualité de l’enseignement supérieur et le marché du travail dans 9 pays européens. Présenté à Colloque international, L’enseignement supérieur au Maroc face aux défis de la mondialisation : normalisation, performance et qualité. L’Assurance Qualité Interne (AQI) et l’Assurance Qualité Externe (AQE) : regards croisés, organisé par la Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales (FSJES), Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès, Fès (Maroc), 22 avril 2026.
26042. David, V. (2026). Socialisation organisationnelle et trajectoire avant l’entrée dans le métier : les enseignants en seconde carrière en France. Phronesis, 15(HS1), 368‑387. Consulté à l’adresse https://shs.cairn.info/revue-phronesis-2026-hs-page-368
Confrontée à des difficultés de recrutement, l’institution scolaire encourage le recours aux reconversions professionnelles. Cette recherche examine comment les trajectoires professionnelles antérieures influencent la socialisation des enseignants en seconde carrière français dans l’enseignement secondaire, mobilisant le cadre théorique de la socialisation organisationnelle. Les enseignants présentent des trajectoires variées, analysées via une typologie statistique identifiant cinq profils, du plus au moins linéaire. Ils sont étudiés selon deux dimensions : les relations professionnelles (collaboration avec les collègues) et institutionnelles (interactions avec la hiérarchie). Les résultats montrent que les trajectoires moins linéaires compliquent l’adaptation à la culture scolaire et l’intégration, affectant la professionnalisation.
26043. Lecefel, P. (2026). Concevoir des dispositifs d’analyse de pratiques en formation professionnelle : apports d’une ingénierie centrée sur l’activité. Présenté à 93e congrès de l’Acfas « Se former à l’analyse des pratiques professionnelles », 15 mai 2026.
26044. Duval, J., Perret, C., & Brey-Xambeu, J. (2026). Les résidences de la pédagogie : qui s’empare de ce nouvel espace d’expérimentation pour innover dans l’enseignement supérieur français ?McGill Journal of Education / Revue des sciences de l’éducation de McGill. Consulté à l’adresse https://mje.mcgill.ca/article/view/10496
This note presents reflections on the « pedagogical residencies », an original experimental initiative designed to foster pedagogical innovation in higher education. These reflections are supported by a study using administrative data to provide the profiles of staff engaging with this type of initiative, while also accounting for its various forms. The results reveal a diversity of statuses among the personnel involved and highlight the role of institutional incentives in promoting more collective rather than individual residencies. These findings raise several questions for future evaluation: how can such a scheme be sustained without these incentives? What motivates the individuals who participate? What are the effects of this kind of initiative?
26045. Rossignol-Brunet, M. (2026). Faire ses humanités : Orientations étudiantes dans les filières littéraires et de sciences humaines. Paris: La Documentation française.
Dans un contexte de transformation massive de l’accès à l’enseignement supérieur, où l’université, sous-dotée, est de plus en plus associée à une filière de relégation, et où les licences en humanités restent perçues comme peu adaptées aux attentes du marché du travail, cet ouvrage a pour ambition d’éclairer sur les mécanismes d’orientation dans ces filières, qui attirent pourtant chaque année plus de 100 000 néobacheliers. En abordant les thèmes de la diversité des publics étudiants, de l’orientation contrariée, de la sélection, de la segmentation des formations ou encore des réorientations, le cas de l’orientation dans les filières en humanités se veut alors un miroir grossissant de ce que s’orienter à l’université signifie, et du rôle primordial de cette dernière dans l’accès aux études supérieures.
26046. Perret, C., & Duval, J. (2026a). De l’évaluation administrative à l’évaluation formative stratégique des fonds d’innovation pédagogique : le cas du NCU RITM-BFC. Présenté à L’enseignement supérieur à l’épreuve des changements sociétaux : repenser la pédagogie universitaire pour répondre aux défis actuels et futurs, Hammamet, 20-23 mai 2025.
26047. Perret, C., & Duval, J. (2026b). Fonds d’innovation pédagogique : l’évaluation administrative au service d’une évaluation formative stratégique – l’expérience du NCU RITM-BFC. Présenté à L’enseignement supérieur à l’épreuve des changements sociétaux : repenser la pédagogie universitaire pour répondre aux défis actuels et futurs, Hammamet, 20-23 mai 2025.
26048. Perret, C., & Vaizant, V. (2026). L’Open Lab ESPOIR de l’Université Bourgogne Europe : accompagner la réussite universitaire et professionnelle des étudiants en situation de précarité. Présenté à L’enseignement supérieur à l’épreuve des changements sociétaux : repenser la pédagogie universitaire pour répondre aux défis actuels et futurs, Hammamet, 20-23 mai 2025.
26049. Lecefel, P., Lang Ripert, E., & Corbin, L. (2026). Élaboration et validation d’une échelle de mesure du sentiment d’efficacité personnelle des futurs enseignants français. Présenté à 13e colloque international en éducation, organisé par le CRIFPE, Montréal, 7-8 mai 2026.
26050. Bunel, M., Lefebvre, M.-N., Tovar, É., & Tuffery, L. (2026). Who Gets the Keys? Exploring Discrimination in Tenant Selection. Journal of Housing Economics, 73, 102158. https://doi.org/10.1016/j.jhe.2026.102158
Discrimination in the rental housing market is a persistent issue, yet the mechanisms underlying biased decision-making remain insufficiently explored. While correspondence studies have extensively documented ethnic discrimination, they often fail to capture the full decision-making process or control for supply-side factors such as landlord preferences. In this multifactorial survey experiment, we asked 721 real estate apprentices to rate 2,163 tenant applications, manipulating both demand-side (origin signals, social status and pool competition ethnic mix) and supply-side (landlord preferences and property quality) factors. Our findings reveal that skin colour elicits stronger discrimination than name-based ethnic cues, and that high social status significantly moderates discrimination against minorities. Furthermore, landlord preferences play a crucial role in shaping real estate agents’ decisions, with discriminatory instructions amplifying biases. The study also highlights the role of competition effects, showing that discrimination is more pronounced when minority applicants compete against majority applicants. By shedding light on the interplay between applicant characteristics, market conditions, and decision-making processes, our study contributes to a more comprehensive understanding of rental market discrimination and suggests avenues for policy interventions.
26051. Ben Amor, M. A., Farges, G., Gremion, C., & Tenne, Y. (2026). Éduquer et former dans l’incertitude des métiers de demain : innovations, tensions et perspectives. Revue internationale d’éducation de Sèvres, (100), 75‑81. https://doi.org/10.4000/169pt
Entre émergence, obsolescence et mutations plus ou moins profondes, les métiers réagissent différemment face aux incertitudes et aux contraintes qui imprègnent le monde de l’emploi. Les systèmes éducatifs et les équipes en charge de la formation et de la recherche en éducation proposent des modèles et des solutions fondés sur l’innovation pour développer les compétences requises par cette dynamique des métiers, ainsi que les méthodes d’apprentissage et d’évaluation adéquates. Lors d’un colloque international organisé en juillet 2025, cinq études de cas originales, de différents pays et horizons (Corée du Sud, France, Québec, Suisse et Tunisie), ont illustré ces incertitudes sur les métiers de demain et proposé des attitudes pertinentes.§
26052. Bunel, M. (2026a). L’insertion professionnelle des diplômés du secteur privé et public de l’enseignement supérieur. Présenté à Trajectoires de formation et d’emploi : quelles marges de manœuvre sur un marché du travail segmenté ? : XXXIes journées du longitudinal, 11-12 juin 2026, Montpellier.
En France, l’enseignement privé accueille désormais près d’un quart des étudiants du supérieur. Si, de nombreux travaux documentent les disparités de composition sociale, de concentration spatiale et de réussite aux examens pour les élèves du secondaire, le devenir professionnel des diplômés du supérieur selon leur secteur reste peu exploré.Cette étude vise à mobiliser les données de l’enquête Génération 2017 du Céreq enrichies par le secteur d’appartenance de l’établissement de formation de sortie afin de comparer les caractéristiques des formations et des élèves diplômés d’un niveau licence et master ou d’une grande école et d’étudier les écarts pour différents indicateurs d’insertion professionnelle.§
26053. Bunel, M. (2026b). L’insertion professionnelle des diplômés du secteur privé et public de l’enseignement supérieur. In Z. Khelfaoui & S. Michun (Éd.), Trajectoires de formation et d’emploi : quelles marges de manœuvre sur un marché du travail segmenté ? : XXXIes journées du longitudinal, 11-12 juin 2026, Montpellier (p. 35‑47). https://doi.org/10.4000/16d44
En France, l’enseignement privé accueille désormais près d’un quart des étudiants du supérieur. Si, de nombreux travaux documentent les disparités de composition sociale, de concentration spatiale et de réussite aux examens pour les élèves du secondaire, le devenir professionnel des diplômés du supérieur selon leur secteur reste peu exploré.Cette étude vise à mobiliser les données de l’enquête Génération 2017 du Céreq enrichies par le secteur d’appartenance de l’établissement de formation de sortie afin de comparer les caractéristiques des formations et des élèves diplômés d’un niveau licence et master ou d’une grande école et d’étudier les écarts pour différents indicateurs d’insertion professionnelle.
26054. Tounsi, S. (2026). La mobilité réduit-elle l’inadéquation horizontale ? Analyse empirique de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés en France (Mémoire de Master 2 Sciences de l’éducation et de la formation, parcours Expertise et Recherche Sociologique et Économiques de l’Éducation, Université Bourgogne Europe). https://iredu.ube.fr/wp-content/uploads/2026/06/26054.pdf
Ce mémoire analyse le lien entre mobilité géographique infranationale et inadéquation horizontale chez les jeunes diplômés de niveau bac à bac+3 en France. L’inadéquation horizontale, ou field-of-study mismatch, désigne la situation dans laquelle un individu exerce un emploi éloigné de son domaine de spécialité, indépendamment de son niveau de qualification. À partir de l’enquête Génération 2017 du Céreq, portant sur 4 321 jeunes en emploi trois ans après leur sortie du système éducatif, une mesure approchée de l’inadéquation horizontale est construite par croisement de la spécialité de formation (NSF) et de la profession exercée (PCS). Cet indicateur, qui mêle dimension horizontale et dimension socioprofessionnelle, doit être interprété avec prudence comme une approximation du concept théorique. La mobilité est définie comme un changement de région entre lieu de formation et lieu d’emploi. Des modèles logit et des effets marginaux moyens sont mobilisés pour tester trois hypothèses relatives à l’effet moyen de la mobilité, à son hétérogénéité selon le niveau de diplôme et la spécialité, et à sa variation selon le territoire. Les résultats montrent que la mobilité n’est pas associée à une réduction de l’indicateur approché d’inadéquation : dans le modèle complet, elle est associée à une hausse moyenne de 2 points de pourcentage, un effet fragile dans les tests de robustesse. L’analyse révèle en revanche une forte hétérogénéité selon les profils : l’effet est plus marqué pour les bacheliers que pour les licenciés, plus prononcé chez les femmes, et fortement différencié selon la spécialité et le territoire de formation. Ces résultats, de nature exploratoire, invitent à relativiser l’idée selon laquelle la mobilité constitue une ressource universelle d’amélioration de l’appariement formation-emploi, et soulignent également la nécessité de comparer à l’avenir des mesures plus fines de l’inadéquation horizontal.
26055. Dattée, M. (2026). L’appropriation des prescriptions institutionnelles relatives à l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle : entre perceptions, représentations et pratiques des enseignants au collège (Mémoire de Master 2 Sciences de l’éducation et de la formation, parcours Expertise et Recherche Sociologique et Économiques de l’Éducation, Université Bourgogne Europe). https://iredu.ube.fr/wp-content/uploads/2026/06/26055.pdf
En France, les recherches sur l’appropriation des prescriptions institutionnelles relatives à l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) par les enseignants restent limitées. Bien que celle-ci soit obligatoire depuis la loi de 2001 et qu’un programme national soit généralisé depuis la rentrée 2025, sa mise en œuvre demeure hétérogène. Cette recherche analyse le rôle des textes réglementaires dans les pratiques enseignantes, à travers les perceptions, les représentations et les modalités d’appropriation des enseignants de collège. Le cadre théorique mobilisé s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’évolution des missions de l’École et l’émergence des « éducations à ». Aujourd’hui, L’École participe désormais à la socialisation, à la formation citoyenne et au bien-être des élèves. Dans ce contexte, l’EVARS constitue une mission éducative transversale visant à accompagner les adolescents dans leurs relations sociales, affectives et identitaires. Les résultats montrent une appropriation contrastée des prescriptions institutionnelles. Les pratiques apparaissent fortement dépendantes des caractéristiques professionnelles des enseignants, de leurs représentations à l’égard de leur rôle et de leurs compétences sur le sujet. Cette étude met ainsi en évidence que les prescriptions institutionnelles font l’objet de processus d’interprétation et d’adaptation par les acteurs de terrain.
26056. Chretiennot, I. (2026). De la voie professionnelle au supérieur : le rôle du sentiment d’efficacité personnelle dans l’ambition scolaire (Mémoire de Master 2 Sciences de l’éducation et de la formation, parcours Expertise et Recherche Sociologique et Économiques de l’Éducation, Université Bourgogne Europe). https://iredu.ube.fr/wp-content/uploads/2026/06/26056.pdf
Ce mémoire de recherche étudie comment le sentiment d’efficacité personnelle influence l’orientation vers l’enseignement supérieur des bacheliers professionnels. Malgré les réformes successives visant à revaloriser la voie professionnelle et à faciliter l’accès au supérieur , les inégalités sociales de réussite persistent, et la filière reste souvent perçue comme un lieu de relégation. À partir d’une analyse quantitative du panel 2007 de la DEPP portant sur un échantillon de 4 618 individus , cette étude examine comment la dynamique du SEP développée au collège prédit l’ambition scolaire ultérieure. Les résultats montrent que l’évolution de ce sentiment de compétence est un moteur de l’ambition scolaire. Ce levier est d’autant plus remarquable qu’il fonctionne de manière autonome : il ne dépend pas uniquement des notes obtenues par l’élève, ni des attentes initiales de sa famille. En d’autres termes, à niveau scolaire égal, un élève qui gagne en confiance a nettement plus de chances d’envisager des études longues. Toutefois, cette dynamique individuelle rencontre des limites liées au genre et aux structures sociales. Si la hausse de la confiance en soi profite aux deux genres, les garçons restent plus sensibles aux croyances de leur entourage : leur ambition scolaire est plus fortement freinée lorsque les parents privilégient des formations courtes. Dans le même temps, les filles sont plus sensibles à l’échec scolaire. Ainsi, si le sentiment d’efficacité personnelle est un outil pour dépasser l’autocensure, il ne suffit pas à effacer totalement le poids des traditions familiales et des inégalités sociales qui continuent de peser sur les choix des bacheliers professionnels.
26057. Couture, A. (2026). L’influence de la composition du groupe de pairs sur le sentiment d’efficacité personnelle d’un collégien (Mémoire de Master 2 Sciences de l’éducation et de la formation, parcours Expertise et Recherche Sociologique et Économiques de l’Éducation, Université Bourgogne Europe). https://iredu.ube.fr/wp-content/uploads/2026/06/26057.pdf
Cette recherche interroge l’influence de la composition d’un groupe d’amis sur le sentiment d’efficacité personnelle (SEP) d’élèves de cinquième. Alors que la littérature sur les effets de pairs étudie majoritairement la composition de la classe et ses effets sur les compétences académiques, peu de recherches portent sur l’échelle des amitiés et sur les compétences non académiques. Cette étude se situe à la croisée de ces 2 manques, en mobilisant le cadre théorique du sentiment d’efficacité personnelle de Bandura, et plus particulièrement sa composante vicariante fondée sur la comparaison sociale. À partir d’une méthodologie mixte combinant un questionnaire administré à 418 cinquièmes dans 4 établissements publics de l’académie de Dijon et 5 Focus Group menés auprès de groupes d’amis volontaires, trois hypothèses ont été testées. Les résultats montrent qu’une majorité de filles au sein du groupe d’amis suffit à améliorer le SEP en mathématiques des filles, ce qui nuance les conclusions de la littérature plaidant la non-mixité de classe. Ils exposent également que la comparaison ascendante scolaire a un effet négatif sur le SEP, mais que cet effet se concentre paradoxalement chez les élèves aux notes excellentes plutôt que chez les élèves de niveau faible ou moyen. Enfin, la forte homophilie sociale qui caractérise les amitiés à cette échelle empêche d’observer un effet bénéfique d’un groupe d’amis favorisé sur le SEP des élèves défavorisés, mais révèle un effet de comparaison sociale ascendante qui diminue le SEP en mathématiques des élèves favorisés.
26058. Marquis, N., & Vacher, S. (2026). Psychologie partout, bien-être nulle part ? La santé mentale pour lire les difficultés scolaires. Mouvements, 123(2), 32‑42. https://doi.org/10.3917/mouv.123.0032
Gérer ses émotions, travailler son estime de soi, développer ses capacités, puiser dans ses ressources pour dépasser les épreuves de la vie : les grilles de lecture psychologisantes ne sont pas cantonnées au marché du bien-être. Elles se diffusent à travers la société, y compris dans des espaces aussi institutionnalisés et normés que le système scolaire, et auprès d’acteur·rices pourtant conscient·es du poids des déterminismes sociaux. Les sociologues Nicolas Marquis et Sidonie Vacher analysent ici les raisons du succès des catégories « psy » pour penser et agir sur les difficultés des élèves à l’école.
26059. Fakraoui, M. (2026). CléA comme levier de développement des compétences psychosociales chez les adultes en insertion (Mémoire de Master 2 Sciences de l’éducation et de la formation, parcours Expertise et Recherche Sociologique et Économiques de l’Éducation, Université Bourgogne Europe). https://iredu.ube.fr/wp-content/uploads/2026/06/26057.pdf
Cette recherche interroge l’effet du dispositif CléA sur le développement, le renforcement et la mobilisation des compétences psychosociales (sociales, cognitives et émotionnelles) de ses bénéficiaires. L’étude adopte une approche qualitative et exploratoire. Les données empiriques ont été recueillies au moyen d’entretiens semi-directifs menés auprès de deux publics cibles : d’une part, 3 formateurs professionnels et, d’autre part, 10 stagiaires aux profils socio-biographiques hétérogènes. Les verbatims ont fait l’objet d’une analyse thématique. L’analyse croisée montre que l’impact direct de CléA sur l’accès immédiat à l’emploi est jugé limité ou indirect par les stagiaires (signal faible sur le CV, manque de notoriété auprès des recruteurs). Toutefois, son impact psychosocial semble être très intéressant. En effet, l’obtention de la certification agit comme un levier de reconstruction de l’estime de soi et de la confiance en soi chez des personnes souvent marquées par des parcours d’échecs scolaires ou professionnels. Aussi, le dispositif favorise la rupture de l’isolement social, l’amélioration des capacités de communication et induit des évolutions dans le travail en équipe. Il semble que CléA stimule le pouvoir d’agir et l’autonomie, incitant les stagiaires à surmonter les difficultés, à persévérer et à se projeter activement dans l’avenir. L’accompagnement bienveillant des formateurs s’avère être un vecteur indispensable à ce processus. Enfin, l’étude soulève des attentes fortes concernant le renforcement des compétences numériques au sein du référentiel.
26060. Audren, S. (2026). Effets de l’enseignement secondaire en bac technologique ST2S sur la réussite en IFSI : quel curriculum pour quelle professionnalisation ? (Mémoire de Master 2 Sciences de l’éducation et de la formation, parcours Expertise et Recherche Sociologique et Économiques de l’Éducation, Université Bourgogne Europe). https://iredu.ube.fr/wp-content/uploads/2026/06/26060.pdf
26061. Tournier-Jeannin, L. (2026). Les invisibles de l’inclusion scolaire : Structuration institutionnelle, formation et légitimité des professions du soutien aux élèves à besoins éducatifs particuliers en France, à la lumière des cas québécois et finlandais (Mémoire de Master 2 Sciences de l’éducation et de la formation, parcours Expertise et Recherche Sociologique et Économiques de l’Éducation, Université Bourgogne Europe). https://iredu.ube.fr/wp-content/uploads/2026/06/26061.pdf
La présente étude présente l’inclusion scolaire à partir des professions chargées du soutien aux élèves a besoin éducatif particulier. Elle interroge la manière dont la formation la reconnaissance statutaire et la répartition des responsabilités influencent la cohérence de l’accompagnement proposé aux élèves en France, à l’éclairage des deux cas contrastifs que sont le Québec et la Finlande. Sur le plan institutionnel le Québec repose sur une professionnalisation plus visible autour des juridictions de professions de l’orthopédagogie tandis que la Finlande s’appuie sur une organisation graduée et intégrée du soutien. Par contraste le modèle français apparaît marqué par une forte fragmentation des dispositifs, une lisibilité inégale des parcours d’aide et une responsabilisation diffuse des acteurs. La recherche s’appuie sur une revue de littérature, une analyse documentaire des formations, et des cadres institutionnels, ainsi que sur une enquête empirique combinant questionnaire, entretiens, et données comparatives internationales. Les résultats mettent en évidence un écart important entre les prescriptions institutionnelles et le travail réel des professionnels. L’étude empirique nuance l’écart entre les trois pays : dans chaque modèle, l’idéal inclusif se heurte aux tensions de coordination, de formation et de clarification des rôles. La France se distingue par un mode d’institutionnalisation plus fragmenté du soutien et par une reconnaissance inégale des rôles professionnels. L’étude conclut que l’inclusion scolaire ne peut être pensée uniquement comme un principe politique ou juridique. Elle suppose une organisation effective du travail éducatif, des métiers identifiés, une formation solide, et une clarification des responsabilités. Elle ne vise pas à proposer un modèle étranger à transposer, mais permet surtout de rendre visible les fragilités françaises. L’inclusion ne peut durablement reposer sur des acteurs invisibilisés — elle exige que le coût humain, professionnel et institutionnel du soutien soit pleinement assumé.
26062. Merlin, F., Rossignol-Brunet, M., & Théophile, N. (Éd.). (2026). Réformes, sélections et recompositions de l’enseignement supérieur. Éducation & formations, (109), 7‑115. https://doi.org/10.48464/ef-109-01
Le numéro 109 de la revue Éducation & formations résulte d’une collaboration éditoriale permettant la valorisation de travaux menés par le groupe de travail sur l’enseignement supérieur (GTES), animé par le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq). Les articles proposés apportent de premiers éléments de réponse aux effets des réformes récentes sur les publics, les parcours et les formes de sélection qui structurent désormais l’accès aux formations de l’enseignement supérieur. Depuis le milieu des années 2010, l’enseignement supérieur français connaît une succession de réformes qui ont redéfini les conditions d’entrée, d’orientation et de réorientation des étudiants. De Parcoursup à Mon Master, en passant par la refonte du baccalauréat ou encore la transformation des DUT en BUT, ces changements s’inscrivent dans un contexte de massification continue et de concurrence entre les formations, entre les établissements et entre les publics étudiants. Les contributions réunies dans ce volume montrent que ces transformations ne se limitent pas à des ajustements organisationnels : elles recomposent les hiérarchies scolaires, renforcent le poids des origines sociales et accentuent la segmentation des publics étudiants. En croisant plusieurs terrains ou niveaux de formation, les nouvelles logiques de sélection et de régulation à l’œuvre dans l’enseignement supérieur sont ainsi mises en avant, tout en soulignant l’importance de poursuivre ces travaux de recherche dans des cursus et des formations peu documentées.
26063. Merlin, F., Rossignol-Brunet, M., & Théophile, N. (2026). Accélération des réformes (2015-2025) : vers une segmentation accrue des publics étudiants : Article introductif. Éducation & formations, (109), 7‑13. https://doi.org/10.48464/ef-109-01
26064. Born, P., Rollin, B., Sawadogo, A., & Vilches, O. (2026). Analyser la réussite étudiante à travers les Unités d’enseignement transversales : une approche croisée étudiants et intervenants. Présenté à EGALISUP3 « Du secondaire au supérieur : égalité pour toutes et tous ? », Université de Rouen Normandie, 22-24 juin 2026.
26065. Perret, C. (2026). Les programmes d’aide à la réussite étudiante : quelles perspectives évaluatives pour quels bilans ? Présenté à EGALISUP3 « Du secondaire au supérieur : égalité pour toutes et tous ? », Université de Rouen Normandie, 22-24 juin 2026.
26066. Ingrao, T. (2026). Une nouvelle « offre scolaire » de l’enseignement supérieur privé : les bachelors. Présenté à EGALISUP3 « Du secondaire au supérieur : égalité pour toutes et tous ? », Université de Rouen Normandie, 22-24 juin 2026.
26067. Foulland, N., Brillon, L., & Perret, C. (2026). L’accueil des « nouveaux publics » : un atout des petits sites universitaires ? Enseignements d’une enquête entre trois établissements. Présenté à EGALISUP3 « Du secondaire au supérieur : égalité pour toutes et tous ? », Université de Rouen Normandie, 22-24 juin 2026.
26068. Jongbloed, J., Brun, L., & Bächtold, M. (2026). Quelle contribution des compétences socio-émotionnelles à la réussite universitaire ? Une revue systématique. Présenté à EGALISUP3 « Du secondaire au supérieur : égalité pour toutes et tous ? », Université de Rouen Normandie, 22-24 juin 2026.
26069. Lafranceschina, J., Berthaud, J., & Bonnard, C. (2026). Adultes en reprise d’études à l’Université : typologie des engagements et profils-types. Présenté à EGALISUP3 « Du secondaire au supérieur : égalité pour toutes et tous ? », Université de Rouen Normandie, 22-24 juin 2026.
26070. Dirani, A., Guillon, P., & Beaupère, N. (2026). Articulation des pratiques ordinaires d’engagement et de leur reconnaissance en contexte universitaire dans la construction des parcours d’études. Présenté à EGALISUP3 « Du secondaire au supérieur : égalité pour toutes et tous ? », Université de Rouen Normandie, 22-24 juin 2026.
26071. Morlaix, S., Duguet, A., & Gavard-Veau, J. (2026). Attentes et croyances des étudiants à l’entrée à l’université : quels effets des parcours scolaires et des caractéristiques individuelles ? Présenté à EGALISUP3 « Du secondaire au supérieur : égalité pour toutes et tous ? », Université de Rouen Normandie, 22-24 juin 2026.
26072. Bauvet, S., & Lorre, B. (2026). Représentations et évaluations des soft skills dans la construction d’une identité professionnelle numérique. Quaderni, 117, 89‑105. https://doi.org/10.4000/16dyd
Cet article analyse la construction et l’évaluation des soft skills dans des dispositifs numériques au prisme d’une réflexivité curriculaire entendue comme un processus par lequel l’individu construit un regard réflexif méso sur ses expériences. À partir d’une enquête qualitative exploratoire, il montre l’hétérogénéité des perceptions et des logiques d’appréciation des compétences, soulignant les limites des dispositifs numériques et la nécessité d’une approche contextualisée et réflexive des parcours.
26073. Bernardeau-Moreau, D., & Bauvet, S. (2026). Le bénévolat, un capital de compétences constitutif d’un éthos étudiant. Carrefours de l’éducation, 61(1), 129‑150. https://doi.org/10.3917/cdle.061.0129
Les formations de l’enseignement supérieur constituent une porte d’entrée incontournable vers l’insertion professionnelle des jeunes. À côté de cette éducation formelle rythmée par les examens et sanctionnée par des diplômes, réside toutefois tout un ensemble de moyens et dispositifs utiles et très complémentaires qu’on peut ranger dans la catégorie de l’éducation non formelle. L’engagement bénévole en fait partie. Si le monde associatif suscite un intérêt réel chez les étudiant.e.s, c’est aussi, outre sa dimension sociale et humaniste, parce qu’il est pourvoyeur de compétences utiles pour préparer l’entrée dans la vie active. Pour rendre compte de ces compétences acquises durant l’engagement bénévole, nous avons comparé deux groupes d’étudiant.e.s de l’université de Lille, un groupe d’étudiant.e.s ayant ou ayant eu une activité bénévole et un groupe d’étudiant.e.s n’ayant jamais eu d’engagement bénévole. Les résultats montrent un capital de compétences et un ethos préprofessionnel plus développés chez les étudiant.e.s bénévoles confirmant que le monde associatif est un espace de production compétentielle.
26074. David, V. (2026). Les enseignants en seconde carrière face aux transformations managériales du métier. Présenté à Le plus beau métier du monde ? Le travail empêché des enseignants.e.s à l’heure du Nouveau management public, Université Paris 8, 18-19 juin 2026.
Cette communication interroge le « travail empêché » des enseignants à l’heure du Nouveau Management Public, en se concentrant sur les enseignants en seconde carrière dans le second degré en France. À partir d’une analyse qualitative d’entretiens, nous montrons que ces professionnels, souvent issus du secteur privé, ne se conforment pas nécessairement plus facilement aux logiques managériales de l’institution. Au contraire, leur expérience préalable leur permet de développer une distance critique vis-à-vis des exigences d’efficacité et de collaboration. Ce détachement réflexif leur offre un espace de liberté et d’autonomie pédagogique, leur permettant de s’éloigner des dispositifs de contrôle et d’évaluation accrus. L’étude met ainsi en lumière comment le parcours antérieur peut devenir une ressource pour résister aux injonctions managériales de l’institution, ou pour les recomposer.
26075. Bonnard, C., Duguet, A., & Garcia, S. (2026). Perceptions des évolutions des conditions de travail des enseignants-chercheurs au prisme d’une enquête qualitative. Présenté à Le plus beau métier du monde ? Le travail empêché des enseignants.e.s à l’heure du Nouveau management public, Université Paris 8, 18-19 juin 2026.
26076. Farges, G. (2026). Enseigner dans une école en France : l’effet des conditions de travail sur les représentations du métier. Présenté à Le plus beau métier du monde ? Le travail empêché des enseignants.e.s à l’heure du Nouveau management public, Université Paris 8, 18-19 juin 2026.
26077. Bodin, R., Millet, M., & Saunier, É. (2026). Les entraves du travail enseignant à l’Université, leurs variations sociales et disciplinaires. Présenté à Le plus beau métier du monde ? Le travail empêché des enseignants.e.s à l’heure du Nouveau management public, Université Paris 8, 18-19 juin 2026.
Cette communication interroge le « travail empêché » des enseignants à l’heure du Nouveau Management Public, en se concentrant sur les enseignants en seconde carrière dans le second degré en France. À partir d’une analyse qualitative d’entretiens, nous montrons que ces professionnels, souvent issus du secteur privé, ne se conforment pas nécessairement plus facilement aux logiques managériales de l’institution. Au contraire, leur expérience préalable leur permet de développer une distance critique vis-à-vis des exigences d’efficacité et de collaboration. Ce détachement réflexif leur offre un espace de liberté et d’autonomie pédagogique, leur permettant de s’éloigner des dispositifs de contrôle et d’évaluation accrus. L’étude met ainsi en lumière comment le parcours antérieur peut devenir une ressource pour résister aux injonctions managériales de l’institution, ou pour les recomposer.
26078. Duru-Bellat, M. (2026). Variations autour de l’égalité entre filles et garçons à l’école. Administration & Éducation, (190), 123‑129. https://doi.org/10.3917/admed.190.0123
Interrogeant les scolarités et les acquis des filles et des garçons, le texte pose qu’il n’est pas immédiat de conclure à une inégalité dans un sens ou dans l’autre. Car ce que serait une situation d’égalité reste à définir. Ce qui contraint aujourd’hui l’expression libre de chacun ou chacune, ce sont avant tout les normes sociales attachées au genre, elles-mêmes articulées avec la division du travail entre les sexes et la croyance en des identités masculines ou féminines.
26079. Dormoy, C., & Saunier, É. (2026). Quelle articulation entre formation relative aux inégalités et pratique professionnelle chez les aspirant·es professeur·es des écoles ?Recherche et formation, (104). https://doi.org/10.4000/16gz4
La formation des enseignant·es est souvent questionnée sous l’angle de l’intégration du « terrain » et de ses problématiques. Nous proposons d’étudier une dimension de cette question en analysant la réception par les aspirant·es PE de la formation relative aux inégalités délivrée en INSPÉ. Notre enquête rend compte d’une perception globalement positive de cet enseignement, notamment concernant son utilité professionnelle, avec toutefois des variations en fonction de l’origine sociale, du capital scolaire et du rapport à la politique des répondant·es à notre questionnaire.
26080. Vilches, O. (2026). La méthode des vignettes pour évaluer les représentations. Présenté à Cycle de conférences de la section libanaise de l’ADMEE 2026, 29 juin 2026.
26081. Bailleux, H. (2026). Évaluation d’une formation sur l’esprit critique et analyses des usages de l’IA générative : Du projet CRITICSUP aux usages étudiants de l’IA générative. Présenté à « Soutenir et accélérer les transformations pédagogiques dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche au regard des enjeux de société », Organisé par RITM-BFC, 8-10 juillet 2026 à l’Université Bourgogne Europe, Dijon.
26082. Duguet, A. (2026). Hybridation et pratiques numériques des enseignants de l’Université Bourgogne Europe : résultats d’enquête. Présenté à Demi-Journée d’Études Numérique & Pédagogie, organisée par l’Université Bourgogne Europe, 29 juin 2026.
26083. Gavard-Veau, J. (2026). L’éducation en milieu carcéral, un repère pour le système scolaire ?Diversité. Revue d’actualité et de réflexion sur l’action éducative, (208). Consulté à l’adresse https://journals.openedition.org/diversite/7511
L’enseignement en milieu carcéral français s’inscrit dans une longue histoire, visant la réinsertion et la rééducation des détenus (Rostaing, 2009). La population carcérale, majoritairement jeune, masculine et en difficulté scolaire, bénéficie d’activités éducatives à visée de réinsertion, avec un accent sur la lutte contre l’illettrisme et l’alphabétisation (Combessie, 2018 ; Ministère de la Justice, 2023). Le système éducatif en prison est particulier et marginal, avec des enseignants isolés, dotés d’un statut spécifique et d’une autonomie relative, intervenant dans un cadre hors contrôle pénal (Febrer, 2012b). Ces professionnels créent un espace de confiance et de reconstruction pour les détenus, conciliant contraintes sécuritaires, imprévus et concurrence d’autres activités (Milly, 2004 ; Febrer, 2009). Cet article de synthèse discute le rôle de l’enseignement en prison comme un levier de réhabilitation symbolique et éclaire le système éducatif ordinaire par son fonctionnement singulier.
26084. Érard, C., & Guégnard, C. (s. d.). Du sport à l’Université : entre arbitrages et alliances. OVE Infos, (49), 1‑12. Consulté à l’adresse https://www.ove-national.education.fr/publication/ove-infos-n49-du-sport-a-luniversite/
Les sportives et sportifs placés sous les projecteurs lors des derniers Jeux olympiques organisés en France invitent à considérer la pratique du sport dans l’enseignement supérieur. Faire du sport sur les campus universitaires prend des formes différentes et renvoie à des desseins très distincts qui vont d’une activité de loisirs en SUAPS (service universitaire des […]
26085. Mahieu, C., Demeester, A., Born, P., Marty, O., Wittorski, R., Mercier-Brunel, Y., … Nadjafizadeh, M. (2026). Transformation des études de maïeutique. Consortium TrEMa. Conférence-débat TrEMa. Consulté à l’adresse https://shs.hal.science/halshs-05691982
26086. Perret, C. (2026). Les récentes évolutions de l’enseignement privé supérieur français : quels enseignements pour l’enseignement supérieur en communauté française ? Présenté à Séminaire de l’Université de Mons, 24 mars 2026.
26087. Perret, C. (2026). Essais sur les évolutions de la production scientifique en éducation : le cas de l’IREDU. Présenté à Séminaire de l’Université de Mons, 23 mars 2026.
26088. Perret, C. (2026). Réflexions et actions pour l’accompagnement vers la réussite des étudiant.es en précarité. Présenté à Séminaire de l’Université de Mons, 19 mars 2026. Consulté à l’adresse https://web.umons.ac.be/app/uploads/sites/103/2026/04/precarite-etudiante-mars-2026.pdf
26089. Perret, C. (2026). Cartographier les dispositifs en faveur de la réussite à l’université : de l’évaluation à l’action avec et pour les différents acteurs institutionnels. Présenté à Séminaire de l’Université de Mons, 19 mars 2026. Consulté à l’adresse https://web.umons.ac.be/app/uploads/sites/103/2026/04/evaluation-aide-reussite-mars-2026.pdf